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Kwényïï

Le nââ kwényï fait partie du sous-groupe des langues kanak de la famille austronésienne de la branche océanienne. Il est essentiellement parlé sur l’île des Pins par environ 1814 locuteurs (ISEE, 1996), mais aussi par des Kunié résidant en milieu urbain ou en province nord. Il est enseigné dans les écoles maternelles de l’île des Pins depuis 2009. Une sensibilisation est assurée aussi au collège.

Le nââ kwényï écrit comprend 36 voyelles, dont 17 courtes et 19 longues, et 26 consonnes.
Comme dans les autres langues de l’extrême sud, il comprend deux tons distinctifs : un ton haut et un ton bas, ce dernier étant le ton marqué. Au niveau de l’écriture, seul le ton bas est noté en cas de risque de confusion entre deux mots, au moyen d’un apostrophe droit postposé à la voyelle, comme dans xii’ signifiant « bouteille », par opposition à xii signifiant « épervier ».

Les principales références d’écriture du nââ kwényï sont effectuées par le linguiste Jean- Claude Rivierre en 1973 et le père Marie-Joseph Dubois en 1974. Ces travaux seront révisés en 2007 par Floriane Kombouare et Eugénie Gouraya avec la coopération de l’Agence de Développement de la Culture Kanak et du Sénat Coutumier, puis par l’antenne drubea-kapumë de l’Académie des Langues Kanak, en collaboration avec les locuteurs et le linguiste Jacques Vernaudon de l’Université de la Nouvelle-Calédonie en 2008. Les propositions d’écriture détaillées relèvent directement des derniers éléments collectés sur le terrain mais ne sont présentées qu’à titre indicatif. Au gré de l’évolution des travaux menés par la chargée de mission et l’académicien de l’Académie des Langues Kanak, de légers réajustements pourront être opérés.