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Bosu, kop hênoo'm nale nei neeny xe phalije (jawe). 

 
Bienvenue sur le site web de l’Académie des Langues Kanak (ALK).
 
Né de l’Accord de Nouméa (1998) mais créé en 2007, ce jeune établissement public du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a pour missions de « fixer les règles d’usage et de concourir à la promotion et au développement de l’ensemble des langues et dialectes kanak » qui font partie de la famille austronésienne du groupe océanien.
 
Ses travaux s’appuient sur des recherches menées dans différentes aires linguistiques du pays : drehu, drubea-kapumë, paicî-cèmuhî, ajië, nengone, iaai, xârâcùù, hoot ma whaap.
 
Les académiciens, les chargés de mission, la responsable scientifique et technique et les linguistes de référence, en collaboration avec les locuteurs et un certain nombre de partenaires, travaillent sur les problématiques de normalisation graphique des langues kanak.
 
Ce site permet de présenter les actions engagées par l’Académie des Langues Kanak et de rendre accessibles les données recueillies à un plus grand nombre d’usagers.
 

 

Encarts presse des Nouvelles Calédoniennes

 

Depuis 2009, l'ALK propose des encarts presse en langue kanak édités chaque semaine dans les Nouvelles Calédoniennes.
Les sujets et thématiques abordés sont divers et variés.
Toutes les semaines, une langue différente.
Il peut s'agir de lexique, d'expressions, de proverbes, de textes, etc.
 
Cette semaine, l'ALK vous propose de découvir une Une expression en langue drehu :
 
 
 LNC 23.05.16
 

 

Les aires coutumières et les langues kanak de Nouvelle-Calédonie

 

Les aires coutumières et les langues kanak de Nouvelle-Calédonie


Afin de réactualiser les données sociolinguistiques de la Nouvelles-Calédonie, l'Académie des Langues Kanak vient de publier une carte des aires coutumières et les langues kanak de Nouvelle-Calédonie proposant les noms de toutes les langues kanak encore employées dans chaque aire coutumières, ainsi que leurs effectifs locuteurs âgés de plus de 14 ans et recensés par l'ISEE en 2014.

Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à contacter directement le Directeur de l'ALK, Monsieur Weniko IHAGE.

 

Propositions d’écriture du nengone - LA XIWAIMOMO PENE NENGONE

 

Propositions d’écriture du nengone - LA XIWAIMOMO PENE NENGONE

Résumé
L’Académie des langues kanak créée par la délibération n° 265 datant du 17 janvier 2007 a pour mission principale la normalisation de l’écriture des langues kanak. Ce qui représente une mission salutaire pour certaines d’entre elles qui se perdent en même temps que leurs locuteurs s’éteignent ; un espoir pour certains de se les réapproprier à temps. C’est de cette manière que l’antenne nengone, mise en place en avril 2011 au Centre Culturel Yeiwene Yeiwene à Hnaienedr, a éprouvé puis réalisé les premiers termes de ce contrat, en suivant de près les travaux initiés par le Bureau des Langues Vernaculaires dans les années 80. Depuis sa création, elle a tenté de réaffirmer et d’innover quelques principes du système d’écriture de la langue nengone. Vous trouverez ici des propositions d’écriture qui veulent s’expérimenter dans les écoles et les maisons et s’affirmer dans le temps pour faire place ensuite à un dictionnaire ou une grammaire.
Alors à vos stylos. 

 

Bane iepengene

Ore ruace me hnadane hna athidihngide son’ore ‘Ma nore nodei la beredre pene acanod, ko co aehngeni ore la xiwaimomo me ekowe son’ore so la nengoce ni acanod’ome i node Kaledronia ne ade hnabeti. Melei ke ehnijengo warangi ci sereti ore hnapan’omelei hna seseti co puze ore gutusi om.

Guatusi bane aehngeni ore ta hna aedeni seson, ri pon’ore la xiwaimomon’ore la nengoce pene nengone. Roi co kedi ne co hue lewe, son’ore co saso kore la xiwaimomo pene nengone, ne son’ore co tadadi ke ejengo sese jew’ore ta ruace me heyoi bane hueti ne agoceni ore so la nengoce ni ej.

Découvrez cet ouvrage au prix de 1 500F.

 

Propositions d’écriture du nââ numèè (Langue parlée dans la région de Yaté, Nouvelle-Calédonie) - Kô yè tici ngê nââ numèè

 

Propositions d’écriture du nââ numèè (Langue parlée dans la région de Yaté, Nouvelle-Calédonie) - Kô yè tici ngê nââ numèè

 

Résumé 

L’antenne régionale drubea-kapumë de l’Académie des Langues Kanak a été inaugurée le 04 juillet 2008. Pendant sept ans, la priorité a été donnée au système d’écriture des langues du Grand Sud. Il faut noter qu’historiquement et à la différence de certaines langues kanak dominantes du Territoire, très peu d’études linguistiques existent sur le nââ numèè, langue parlée majoritairement dans la région de Yaté. Il s’agit dans cet ouvrage de fixer les règles d’usage de cette langue. La valorisation de ce patrimoine linguistique et culturel passe par une écriture normalisée. Celle-ci guidera les locuteurs dans toutes leurs actions de collecte, de diffusion et de création artistique. Elle concourra aussi à sa crédibilité et surtout facilitera son apprentissage à l’école, tant par les enfants du pays que par les non locuteurs.

Le présent ouvrage débute par une présentation générale du nââ numèè et un bref panorama de l’histoire de son écriture. S’en suivent une présentation des systèmes phonologique et graphique, ainsi qu’un certain nombre de propositions d’écriture, illustrées à travers le conte en numèè « Le petit chasseur ». 

Découvrez cet ouvrage au prix de 1 500F.

 

La grammaire du tîrî

 

La grammaire du tîrî

 

« Le tîrî [tĩrĩ] est une langue mélanésienne parlée dans la partie sud de la Nouvelle-Calédonie. […] Selon la classification de Haudricourt (1971 : 372) le tîrî appartient au groupe des langues du Sud parmi les langues de Nouvelle-Calédonie. […]
Il est difficile d’estimer le nombre de locuteurs du tîrî, car ils vivent souvent dans une communauté où se parlent également d’autres langues (le français ou le xârâcùù). En outre, il semble qu’on parle le tîrî moins que jamais ; il y a peut-être environ 500 personnes qui connaissent la langue, mais tous ne la parlent pas nécessairement couramment. Il y a probablement environ 400 vrais locuteurs de tîrî.
Le tîrî se parle principalement dans les tribus de Petit Couli et de Grand Couli ; à La Foa, à Katrikoin, à Pocquereux et à Sarraméa les locuteurs de tîrî sont dispersés et mélangés avec des locuteurs de xârâcùù. Il y a aussi une langue étroitement apparentée, le hamea, dans la région de Kouaoua (Méchin,
Méa Mebara et Fachin), avec environ 300 locuteurs (Rivierre 1981).
Le tîrî est l’une des langues les moins étudiées en Nouvelle-Calédonie. La plupart des locuteurs de tîrî sont bilingues dans une certaine mesure ; ils parlent aussi le xârâcùù (la langue de Canala) ou l’ajië (la langue de Houaïlou).
Les missionnaires ont traditionnellement transcrit ces deux langues et on les a étudiées comparativement en détail (Colomb 1888, Leenhardt 1946, Grace 1975, Haudricourt et al. 1979, Moyse-Faurie et Néchéro-Jorédié 1986, etc.)
Seul le tîrî n’a pas été documenté ; à nos connaissances le Dictionnaire du Grand Couli de Grace (1976) est le seul ouvrage publié jusqu’à ce jour.
[…]
Dans la grammaire qui suit, la plupart des exemples ont été tirés soit du libre discours durant des conversations soit de récits et de dialogues enregistrés. Enfin, personne n’est plus conscient que l’auteure qu’il ne s’agit pas ici du dernier mot sur la grammaire du tîrî. Comme on le verra tout au long de ce travail, il y a un certain nombre de sujets qui ont besoin de plus d’enquête, par exemple la question de l’homonymie et de la polysémie, les constructions possessives, les prépositions, la sérialisation des verbes et les constructions passives, sans parler d’une étude comparative complète de la relation entre les langues tîrî et apparentées. […] » 

Découvrez cet ouvrage au prix de 9 000F.